De Santiago à Pucón Jour 2 : Parque Nacional Radal Siete Tazas

 

parque nacional Radal Siete Tazas

 

Une nouvelle grande journée s’annonce après celle du vignoble Ventisquero de la vallée de Colchagua, direction aujourd’hui le parc national Radal Siete Tazas.

Un parfum de sud s’annonce doucement par la présence d’eau de plus en plus abondante, les paysages secs ornés d’arbustes et de cactus laissent peu à peu place à une végétation verdoyante.

 

 

 

JOUR 2 : El parque nacional Radal Siete Tazas

 

Curicó (région du Maule)

 

Depuis Santa Cruz, ce sont quelques 2h30 de route qui nous attendent pour 130km. La ville de Curicó se trouvant à mi-chemin, est l’endroit pour faire un break et surtout assouvir notre curiosité, qu’il y a-t-il ici ?

Nous quittons la ruta 5 pour la place d’armes de Curicó où nous stationnons l’auto. Pas de doute, il y a de la vie ici ! Nous nous enfonçons dans la rue Yungay à droite de l’église, le marché aux fruits et légumes est dans cette direction un peu plus loin. Nous devons faire quelques provisions avant de partir dans le parc national des 7 Tasses ainsi qu’acheter de l’eau. Dans les parc nationaux, une seul loi s’impose : l’autonomie.

 

Curico

Eglise de Curicó depuis la Plaza de Armas

Curico

Marché couvert de Curicó

 

Quand j’entre dans les marchés, il n’est pas facile de se retenir. Toutes ces couleurs respirent l’été si bien que j’ai envie de tout déguster ! Nous sommes cinq et il faut bien se nourrir pour aujourd’hui et demain. Le minimum, ce sont les avocats, nous nous lâchons ils sont locaux. Puis les citrons y passent, s’en suivent les abricots et les cerises bien charnues d’un rouge bordeaux, on en profite en décembre c’est la pleine saison.

En chemin, nous nous arrêtons prendre un jus de fruits naturel fraichement blender, jus de framboise pour certains jus de céleri pour d’autres. Nous voilà gonflés à bloc pour le parc ! Retour Plaza de Armas, on retire 2-3 pesos à la banque, on vérifie la jauge d’essence, c’est bon, on quitte la ville !!

 

Pause pipi à 0 peso

Pour les envies pipi à Curicó, à un des angles de la plaza de Armas (rue Merced avec Carmen), des toilettes publiques, gratuites et propres sont disponibles dans le bâtiment « servicios Públicos » au premier étage.

 

Stationnement

Rare sont les stationnements gratuits en zone urbaine. Le tarif varie de 12 à 21 pesos la minute selon la ville. Le gars qui fait payer le stationnement m’a dit de donner ce que j’avais envie un genre de « prix libre ». Je me base sur 15 pesos la minute et j’arrondi au dessus. Pour 1 heure, cela fait donc 900 pesos (soit 1,16€). Peut-être espérait-il que je lui donne 5 euros par méconnaissance de la monnaie et des tarifs.

 

 

Cascades au Parque Nacional Radal Siete Tazas !

 

Fin de l’autoroute, puis fin du goudron, nous nous approchons du but. Le premier spot remarquable est cette grande chute d’eau, nommé « Velo de la novia » (ou voile de la mariée). La vue est impressionnante, le panorama agréable, nous en feront notre aire de pic-nic.

Comme dans tous les parcs nationaux, nous sommes accueillis par ce panneau de bois, annonçant l’entrée dans le parc. Plus loin sur la droite, le parking avec la cabane des gardes pour payer l’entrée. Les étrangers paient 5.000 pesos et les chiliens 3.000. Je n’ai pas compris, nous n’avons payé que 1.000 par personne, soit le tarif enfant, et n’ai pas cherché à comprendre non plus, la décision du garde me convenait.

 

Parc national Siete Tazas

Velo de la novia

 

Bon et les sept tasses alors ? Elles ne tardèrent pas à se montrer. Nous ne les voyons pas toutes mais observons 4 bassins les uns derrière les autres formant une succession de cascades engouffrées dans la vallée. Le spectacle change et le panorama s’affine au fil de l’évolution du sentier, des escaliers de bois permettent de s’approcher plus près pour le plaisir des yeux. L’envie de plonger grandit, le spot ne le permet cependant pas.

Siete Tazas

 

Nous continuons. Le parc nous révèle ses trésors. Des fleurs colorées parsèment notre chemin boisé, du rose clair au orange intense. Des lézards du genre pogona, se font surprendre en pleine parade amoureuse. Mais le bouquet final reste « el Salto de la Leona ». Une chute d’eau formant un bassin multicolore, avec sa plage de galet au premier rang du spectacle. Le chemin nous guide au bord de la rivière « Claro », qu’il faudra remonter entre les rochers. Le short de bain aux fesses, un plongeon dans l’eau fraiche nous saisit d’émotions, ponctuant ce splendide après-midi dans le parc national Radal Siete Tazas.

parc national

lézards

parque national siete tazas

Saltos de la Leona

 

 

Panimávida, pour les thermes ou simple village étape

 

Nous reprenons la route pour Panimávida à 78 km au sud. Connue pour ses thermes, ce n’est pas l’option retenue pour nous. Ce village ne sera qu’une étape pour notre route vers le sud, sans regret puisque d’autres thermes nous attendent dans le secteur de Pucón. Notre préférence hébergement va d’autant plus pour les hostals, plus conviviaux, plus vivants de part l’omniprésence de bois.

Notre nuit à l’hostal Pani House était vraiment « comme à la maison » comme on dit, nous étions les seuls occupants. Peu étonnant finalement car je crois que beaucoup de voyageurs sont attirés par le complexe Hotel, thermes et Spa de l’autre côté de la place. La terrasse est à nous pour partager une bière, les portes des chambres restent ouvertes et les filles gérant l’établissement sont parties et n’attendant plus personnes d’autres ici. Seul restaurant ouvert à 2 pas de l’hostal : « la cocina de Jolis », face au soleil couchant, de quoi combler notre faim avant une bonne nuit de sommeil (bien méritée !)

 

Hostal Pani House : 75.000 pesos la nuit payée pour 2 chambres 5 personnes (97 EUR ou 147 CAD) avec ptit déj inclus. Plus d’infos en cliquant ici